A Tale of Two Cities de Charles Dickens

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C’est le livre que j’ai pioché pour le mois de Janvier dans le cadre de mon British Classics Challenge.

A Tale of Two Cities est un roman historique publié en 1859 et qui se déroule de 1775 à 1792 à Paris et Londres. Les événements et les conséquences de la Révolution Française sont au cœur de l’intrigue. L’histoire se concentre autour de plusieurs personnages : le couple Defarge ils tiennent une échoppe de vins à Paris, le docteur Manette qui était prisonnier pendant plusieurs années en France et qui part en Angleterre, sa fille Lucie, Mr Lorry directeur de banque et ami de la famille Manette, Charles Darney un aristocrate français qui vit à Londres, Sydney Carton un avocat anglais. Ces hommes (Darney et Carton) sont tous deux amoureux de Lucie.

Ce que j’apprécie le plus quand je lis un roman écrit par Dickens c’est son style d’écriture. Le premier et le dernier chapitre sont certainement les plus beaux chapitres en littérature. Le début de la première phrase introduit magistralement l’histoire : « It was the best of times, it was the worst of times ». La dernière phrase résonne encore en moi : « It is a far, far better thing that I do, than I have ever done; it is a far, far better rest that I go to than I have ever known ». Souvent avec Dickens, à la fin de la lecture on referme le livre et pendant quelques minutes il y a toujours l’écho des mots, les personnages sont proches. C’est une des plus belles chose que l’on peut ressentir grâce à la lecture.

Concernant le style d’écriture je suis obligée de vous donner au moins deux exemples pour vous montrer à quel point il est beau. Tout d’abord cette phrase de Sydney Carton. C’est à ce moment là que ce personnage a conquis mon cœur : « I wish you to know that you have been the last dream of my soul. » Mais aussi des phrases simples que Dickens sublime comme celle-ci : »So the sunrise came, and the shadows of the leaves of the plane-tree moved upon his face, as softly as her lips had moved in praying for him. »

Dickens dévoile dans ce livre l’aspect violent, sanglant et injuste de la révolution. Le lecteur est littéralement au côté des révolutionnaires. En effet, le couple Defarge est à la tête d’une jacquerie (depuis le XIVe siècle c’est le terme qui désigne toute révolution paysanne). Dickens place ses personnages dans des événements historiques comme la prise de la Bastille.

A chaque fois que je lis un livre écrit par Dickens ce qui m’impressionne le plus ce sont les liens qu’il crée entre les personnages et les événements et tout ceci est révélé au fur et à mesure. Dickens est un conteur extraordinaire, la construction de l’intrigue dans ses romans est incroyable. Ce roman m’a fasciné, j’avais envie de tout comprendre. A chaque fin de chapitre je cherchais des analyses sur internet. C’est un roman que j’aurai beaucoup aimé étudier (oui je sais que je dis ça souvent mais les études me manquent !).

Les personnages de ce livre représentent la lutte entre l’amour et la haine. Les thèmes du double et de la résurrection sont également récurrents et tout prend sens à la fin. Tous les résumés concernant ce livre mentionnent le triangle amoureux Charles, Sydney et Lucie mais c’est tellement plus que ça ! Thérène Defarge, cette révolutionnaire assoiffée de sang et de vengeance est sûrement un des meilleurs « villain ». J’ai été touché par la relation entre Lucie et son père. Et il y a Sydney Carton… ce personnage m’a marqué ! J’ai aimé ce livre surtout grâce à lui. Je ne cesse de penser à ce personnage depuis que j’ai terminé le livre. Le héros de ce livre c’est lui et pourtant il est peu présent tout au long de l’histoire.

C’est un roman sanglant, très bien construit et qui plonge le lecteur dans une période mouvementée de l’Histoire de France. Même si j’ai beaucoup aimé ce roman Great Expectations (Les grandes espérances) reste pour le moment mon roman préféré écrit par Dickens.

 

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Avant de terminer cet article je voulais vous parler du magnifique tableau de R. W. Buss Dickens’s Dream que j’avais découvert au musée de Dickens à Londres. Sur ce tableau le peintre représente Dickens dans son bureau, entouré par les personnages qu’il a créé. Cependant, Buss est mort avant de le terminer.

 

 

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